Magali Babin (Montréal, 1967) est une artiste hybride qui travaille avec le son depuis un bon moment déjà. En 1985 elle fonde le groupe Les Nitroglycérines avec quatre autres femmes montréalaises. D’artistes visuelles elles deviennent musiciennes et inventent un nouveau genre, mêlant le punk et la musique improvisée en un amalgame pour le moins détonnant. Le groupe se fit entendre à diverses occasions à Montréal et apparut sur la compilation Lâchés lousses II.
Sa rencontre avec la chorégraphe mexicaine Rocio Becceril, en 1990, fut un point tournant dans ses recherches. Alors qu’elle compose une trame sonore pour la chorégraphie de Becceril la chute, une poétique des ailes, Magali y découvre une nouvelle façon d’aborder la matière sonore qui intègre le geste au son. C’est aussi à ce moment qu’elle commence à travailler avec le métal, débutant ainsi un parcours artistique qu’elle poursuit encore aujourd’hui, et dont Chemin de fer est, douze ans plus tard, la première illustration sur disque.
En plus du métal, Magali travaille également d’autres champs sonores, tels que la guitare préparée, les radios et les magnétoscopes. On peut la voir en concert à Montréal, seule ou avec d’autres musicien(ne)s. Elle a joué avec Martin Tétreault, Éric Létourneau, Lori Freedman, Alexandre St-Onge, James Schidlowsky, Guillaume Théroux (Le chien borgne) et bien d’autres. Au cours des dernières années, on l’a également vue sur scène à New York, Philadelphie et Baltimore.